Diet Sayler

Diet Sayler est né 1939 à Timișoara, en Roumanie, est un peintre et sculpteur allemand associé depuis le début des années 1960 à l’art concret.
Diet Sayler étudie l’ingénierie en génie civil à l’université Politehnica Timișoara, de 1956 à 1961, et la peinture dans la classe de Julius Podlipny.
 
Au début des années soixante, il développe une peinture abstraite qui est critiquée comme occidentale et décadente, et donc exclue de toute exposition.
Ce n’est qu’en 1968, lors du Printemps de Prague, que l’exposition « 5 jeunes artistes » (Bertalan, Cotosman, Flondor, Molnar, et Sayler), à la Galerie Kalinderu (Bucarest), peut montrer pour la première fois de l’art abstracto-constructiviste en Roumanie. C’est un choc violent. D. Sayler s’installe à Bucarest, et peut exposer à l’étranger, mais n’est pas autorisé à voyager.
En 1971 le climat politique change. Le printemps des réformes à Bucarest se termine, et de ce fait, le travail de D. Sayler ne peut plus être montré. Il donne plusieurs interviews à la presse étrangère et par conséquent, devient très isolé.
En émigrant en Allemagne en 1973, Diet Sayler place le centre de sa vie et de son travail à Nuremberg, où dès 1976, désormais, il travaille aussi comme enseignant tout en continuant son chemin artistique.
En 1975, il présente pour la première fois ses travaux au Grand Palais à Paris. Puis viennent des expositions personnelles à la galerie Grare (Paris), la galerie Hermanns (Munich), la galerie Lorenzelli (Milan), et la galerie Edurne (Madrid).
Un parcours International:
Diet Sayler est représenté dans de nombreux pays en Europe, et aussi au Brésil, au Japon et aux États-Unis. En 1990, après la chute du Rideau de fer, des rétrospectives de Diet Sayler sont présentées en Europe de l’Est, au Musée Tchèque (Prague), au musée Vasarely (Budapest), et au Musée National (Bucarest). Les séries d’expositions « Concrètes » (« Konkret »), dont il est le directeur, sont internationalement reconnues. Y participe une centaine d’artistes, dont Dan FlavinEllsworth KellyKenneth MartinVera MolnárFrançois MorelletAurélie NemoursMario NigroLeon Polk Smith  et Jesús-Rafael Soto. En 1988, D. Sayler organise l’exposition franco-allemande « Construction et Conception » à Berlin. La même année, il reçoit le prix Camille Graeser à Zurich.
 
Outre ses expositions de peinture, de gravures, de sculptures, de photographies, il réalise une série d’installations sur site spécifiques : Galerie Grare à Paris ; Palazzo Ducale à Gênes ; East West Gallery à New York; St. Peter’s à Cambridge; Gallery A à Londres ; cathédrale d’Ely à Ely ; University Gallery à Pilsen, en République tchèque ; MUWA, Graz, en Autriche ; Museo CAMECLa Spezia, en Italie.
 
Dans sa jeunesse, Diet Sayler montre un grand intérêt pour Malevich et Brancuși. Au début de sa carrière, il est inspiré surtout par le suprématisme et par l’art de la Révolution russe. Il étudie les théories et les œuvres de De Stijl et du Bauhaus. Puis il emprunte au Dadaïsme le principe de hasard, sur lequel se base son travail. Diet Sayler en vient à l’art concret par opposition à la réalité politique et à la doctrine du réalisme socialiste. Le goût du changement est une constante dans son travail.
Ses premières œuvres sont très colorées. Puis, dans les années où il est critiqué et rejeté, la couleur disparaît, et il n’utilise que le noir et le blanc. Après le choc culturel de l’émigration, il emploie seulement de fines lignes noires sur des toiles blanches. Vers la fin des années 1980, il développe un système d’éléments de base, qui deviennent un répertoire dans sa peinture.
La couleur réapparaît. Il réalise Malstücke, Bivalences, et Wurfstücke. À la fin des années 1990, il crée des œuvres murales : Wandstücke et Engrammes (« Norigrammes »), installations spécifiques sur site, en architecture urbaine. En parallèle, il développe des Fugues, spécialement conçues pour les espaces des musées, des églises ou des galeries.
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