Ben Jack Nash

Ben Jack Nash est un artiste qui réalise des installations basées sur la sculpture, depuis plus de sept ans. Son travail a été reconnu et sélectionné pour des exposition par des personnalités réputées du monde de l’art telles que Richard Deacon, Richard Wentworth, Yinka Shonibare et Miguel Amado.
En 2016, son travail a été sélectionné pour une exposition à l’Arsenal de Venise par Sabrina Van Der Ley, directeur du musée national d’art contemporain d’Oslo.
Le parcours particulier de Ben Jack Nash a forgé ses idées conceptuelles qu’il exprime dans son travail. Avant d’être un artiste, Ben a été avocat, et a travaillé et conseillé des personnes vivant en marge de la société: prisonniers,demandeurs d’asile, toxicomanes et handicapés mentaux.
Sa pratique s’attache à l’espace des frontières, des bordures et des seuils qu’il assimile à notre tissu social. Ceux ci ne diffèrent pas de celui des tissus physiques et des objets.
Outre des des commandes de travaux de sculpture et d’installation à petite échelle, les oeuvres récentes de Ben sont des installations de grande dimension dans des lieux traditionnels ou atypiques que l’on dénomme aussi “interventions architecturales”.
Des oeuvres de Ben ont été sélectionnées pour des expositions internationales en solo ou en groupe notamment à Londres, Copenhague, New York et Venise qui furent organisées par des galeries d’art et des musées publics et des galeries et des centres d’art privés, ainsi que des lieux significatifs pour les événements artistique
En plus des commandes privées, Ben a obtenu, pour réaliser des installations de grande dimension, des bourses et des subventions notamment du district de Londres/Kensington et Chelsea, du Conseil de l’Europe pour son siège à Strasbourg et des éditeurs Routledge.
Il a également été sélectionné pour des jurys pour de nombreux prix d’art importants, dont le “Aesthetica Art Price “ qui a présenté son travail dans leur publication « 100 artistes contemporains » (2013).

«L’entière réalité d’une chose ne peut arriver qu’une fois que la
distraction liée à sa superficie a été enlevée et qu’elle retourne
dans le fond abstrait d’où elle était crée.»

Ses œuvres pointent du doigt à un état larvaire dans lequel une forme se chevauche entre une identité et une autre. Vu la vitesse et fréquence des changements d’identités en termes sociologiques, environnementales et technologiques entre autres, c’est un état qui est très présent de notre âge.
Inaccessibles de façon directe et imperceptible pendant le moment, ces instants ne peuvent être amenés que rétrospectivement par leurs sous-produits et leurs conséquences. Le lieu et le temps exactes où ils se produisent sont flou, mystérieux et ouvert à l’interprétation. Eteindre momentanément le sujet qui contrôle notre attention libère et épanouit la dimension secondaire de l’arrière plan caché et pourtant bien présent à la vue de tous. Pendant un instant, l’effet est libéré de sa cause et l’objet devient le sujet, doté d’indépendance.
Certains travaux attirent l’attention sur cette ambiguité qui superpose ces deux dimensions; d’autres attirent l’attention sur leur imprécision et leur subjectivité. Les portes sont souvent utilisées comme objets symboliques de chevauchement et sont démantelées afin de désigner les chevauchements contenues dans leur matière physique ([ ]~No.8 (iv), 2014) et les seuils qui sont à même de montrer d’autres choses, comme un passage entre le réel et le virtuel ([ ]~No.8, 2014).
Des travaux plus récents affinent cet aspect. En utilisant cette fois encore portes et fenêtres comme éléments symboliques de chevauchement, leur présence est retirée puis suggérée par une impression laissée derrière elle ([ ]~No.8 (v), 2014), ou bien par les restes d’un puits lumineux lorsque celles-ci sont laissées grandes ouvertes ([ ]~No.8 (vi), 2015).

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